vendredi 3 avril 2009

EAU! EAU! EAU!


"La jeune femme sort de chez elle vers 14h avec ses 4 bidons de 20 litres dans la petite brouette qu’elle pousse durant une douzaine de minutes jusqu’au puits. Il y a déjà environ 20 personnes qui attendent. La pompe est manuelle: on tourne une manivelle et l’eau sort du gouleau timidement. La jeune femme remplit ses bidons en alternance avec les autres; elle rentre à la maison vers 17h45. Bientôt la vaisselle et les 5 enfants sont lavés; il restera du liquide précieux pour le matin. Demain la jeune femme ira peut-être au puits près du foyer des jeunes: on y puise l’eau en lançant le récipient et la corde. C’est plus long mais il y a moins de monde."

Comme dans plusieurs localités de l’extrême-nord, Moutourwa a une relation...assez sèche avec l’eau. Précisons d’abord que l’eau courante n’existe pas dans la localité. Il y a plusieurs puits dans la ville centre et d’autres répartis dans les villages, dans les terres. Comme le niveau des puits est actuellement bas, il est plus long puiser le nécessaire. Plusieurs puits fonctionnent mal; certains carrément pas. Bien sûr, le nombre est insuffisant. Le coût d’un forage pour un puits est environ 18 000$CAN. Plusieurs organisations internationales paient pour la majorité du montant: on demande environ 1 000$ à la commune comme part. L’entretien et la réparation sont les responsabilités d’un comité d’usager. Un comité par puits. Certains comités sont prévoyants; d’autres n’ont pas toujours les fonds nécessaires quand le besoin se fait sentir.
J’ai à peine commencé mon travail et jasé avec les gens que je peux vous dire que l’eau ici est la préoccupation la plus grande chez le citoyen en ce qui a trait aux services de base. Dure d’être plus “basic” que l’eau...

1 commentaire:

Frank a dit…

Test pour commentaires...
Hello doudou!
xxx